Rire, délire et dopamine : la danse en éclats à la SPEC du Haut-Richelieu
- il y a 2 jours
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Je crois à une danse qui électrise joyeusement les corps et les idées. À une danse qui fait rire, vibrer, sentir plus fort. À une danse contagieuse qui se partage pour nous rappeler que nous sommes vivant·es.
Cette saison, ma première à titre de conseiller à la programmation danse pour la SPEC du Haut-Richelieu, s’inscrit dans une continuité qui m’est chère. Je l’ai rêvée comme un manifeste audacieux, incandescent, insolent. Une invitation à goûter l’ivresse scénique sans mode d’emploi. Parce qu’entre le rire, le délire et la dopamine, il y a une même pulsation : celle du plaisir partagé.
Je crois qu’il faut de l’audace pour choisir la joie. Du courage pour se tourner vers l’énergie et l’élan quand tout invite à l’inertie, à la peur, à la gravité. De la ferveur pour affirmer que la danse est un lieu d’exaltation.
Rire, délire et dopamine : ces mots ne sont pas des ornements. Ils tracent une intention artistique. Celle d’une saison qui assume l’intensité, la vitalité, la pulsation. Une saison qui revendique l’insolence vibrante et joyeuse d’une danse exigeante, pleinement vivante.
Le rire, ici, n’est ni une fuite ni un simple divertissement. C’est un pied de nez élégant, subtil et intelligent. Il fissure le sérieux imposé, casse les codes, ouvre une brèche dans la morosité.
Le délire est un espace de liberté : un territoire où l’on accepte de perdre le contrôle pour retrouver l’élan. Un retour à l’instinct, sans garde-fou, dans une confiance partagée, qui pousse au dépassement.
Quant à la dopamine, elle porte en elle l’alchimie contagieuse qui surgit quand la scène s’embrase et que le corps du public dialogue avec celui des interprètes. Elle parle d’urgence d’agir, de bouger ensemble, de se rassembler. Dans un feu de joie solaire, porteur de sens, envers et contre tout.
Rien n’est superficiel dans cette joie. Elle est travaillée, façonnée, répétée, incarnée par des artistes d’une générosité et d’une précision remarquables. Elle est rendue possible par une équipe complice, engagée, attentive. Une saison se construit à plusieurs voix et cette énergie collective se ressent sur scène.
Je pense aussi au public. À cette parenthèse que nous ouvrons ensemble, saison après saison, dans ces moments partagés. À vos souvenirs dansés qui s’accumulent et se répondent. À ces soirs où vous êtes sorti·es d’une salle un peu différent·es, le cœur plus rapide, le regard plus clair. Cette année, chaque spectacle aura son éclat propre, son titre, sa vibration. Mais au fond, c’est le même mouvement qui nous relie : celui d’oser, ensemble, faire éclater la danse et continuer à la faire grandir.
Mickaël Spinnhirny
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